Entropie

Foutue entropie que je ne comprends pas, elle permet de se repérer dans le temps, elle a aussi permit l’émergence de la vie.

Mais je souffre terriblement du temps unidirectionnel qui nous mène inéluctablement de l’ordre vers le chaos, des rire vers les larmes et de la vie vers la mort

Tout fini toujours par changer mais le renouveau est synonyme a la fois de création et de destruction, rien ne s’est jamais construit dans l’univers sans en détruire une autre.

Besoin d’un cadre et de repére stable mais toute la volonté d’un homme ne peut entraver la volonté de Chaos et de Chronos.

On dit que c’est le cycle de la vie mais il est aussi dit que chaque flocon et unique et éphémère.

Vivre c’est devoir accepter de tout perdre, accepter l’éternel précarité du vivant

On se noie dans les souvenirs et les archives qui nous ramènent a l’idée que chaque temps et déjà révolu, que chaque instant de bonheur ne reviendra jamais et que tout nos capitaines finiront inertes froids et sans vie.

La perte d’un capitaine est une peine des plus inconsolable, celui qui nous a fais braver mille et un dangers et supporté la rigueur du voyage, le perdre est perdre notre intégrité, on en revient a ramer sans gouvernail et a dériver sans savoir ni ou ni quand on acostera.

Face a l’affreuse terreur de l’inconnu on de demande tous si on retrouvera un jour le comfort et l’insouciance de nos jeunes années ou l’on parcourait les prairies sans jamais ne s’inquiéter de l’orage qui gronde a l’horizon.

On s’accroche a l’instant le plus longtemps possible mais la colère de la météo finit toujours par y mètre un terme

Nous somme totalement impuissant face au temps et sommes tous obligé de se laisser balotter, la lutte et vaine et ke sera toujours

S’accrocher a l’instant ne nous donne que l’impression de retarder l’inévitable échéance, une échéance que l’on apprends a prévoir a anticiper et c’est alors que nos cœurs deviennent glace

Et face a la chaleur de l’été on en oublie la rudeur de l’hiver et chaque hivers finit toujours par nous sembler plus rude que le précédent jusque au jours ou a bout de force nos jambes se glacent, nos mouvements se ralentissent et que l’on s’endorme dans le froid de l’hiver caressant l’espoir que quelqu’un vienne nous apporter une couverture et du rhum, mais c’est un espoir presque illusoire quand l’entropie a déjà emporté tout ce que l’on avait.

Seul dans le froid et anesthésié on se sens bien pour la dernière fois de notre éphémère existance,

Ainsi va la vie.

Ils ont cassé le temps

« un beau jour ou peut-être une nuit, près d’un lac je m’étais endormi »

Aujourd’hui je me réveille dans une chambre que je ne reconnais pas. Où sont mes peluches et mes jouets ?

Je descends les escaliers d’une maison que je ne reconnais pas et je remarque quatre horloges, toutes indiquant une heure différente, maintenant sans savoir comment je suis dans le jardin et il ne ressemble pas à celui que je viens de voir par la fenêtre, c’est le printemps mais nous étions l’hiver… En l’espace d’un instant comment cela est il possible?

Peut-être suis-je tombé dans un trou noir, peut-être que l’horizon des événements ne casse rien durant la spaghettification, que le temps et la masse n’existent plus.

Et d’ailleurs où est mon corps, je ne le sens plus quand soudain je me rappelle trop tard que j’en ai un, je ne sais plus trop si je suis au centre éducatif ou dans mon jardin, je finis quand même par trouver le chemin de la salle de bain

Durant ma douche le sentiment étrange d’être a la montagne bien que j’apercevais une usine par la fenêtre.

A ce moment les souvenirs s’enchaînent, Florent Pagny, Charles Aznavour, Barbara, Daniel Balavoine, Garou…
Oui Garou, Notre d’âme de Paris… J’avais visité cet endroit et j’ai aussi joué à Assassin Creed, mais surtout j’ai 5 ans, peut être 7 et je suis dans mon lit écoutant cette musique avec un baladeur cassette en attendant que mon père rentre du travail, mon père dont je n’ai presque que le seul souvenir de son absence et des trajets en voiture pour l’hôpital Robert Debré.

La haut j’étais avec une voiture de police play mobile et un enfant m’a mordu, je ne sais pas ce que j’ai fait de mal, je me souviens aussi du toboggan que je n’ai pas eu le droit d’utiliser.

Je me réveille dans mon lit, l’ordinateur sur les genoux, je contacte mes amis pour avoir des réponses, ceux qui répondent me font du mal et les autres n’ont pas répondu durant au moins une éternité.

Résigné je ferme l’ordinateur et seule la souffrance subsiste, j’essaie de trouver le sommeil mais des échos dans ma tête m’empêchent de trouver le repos parfois des coups de poings et des coups de pieds d’autres fois des insultes.

Je suis seul dans mon lit et je me débats comme si je combattais les fameux démons qui sont en moi dont ma tante avait parlé une fois alors que je les écoutais depuis le salon d’un appartement Niçois

On est demain ou peut être hier il fait jour et je cherche un bac à sable, les informaticiens utilisent les bac à sable quand ils ne sont pas certains d’eux, mais…

Soudainement c’est la nuit, je vois ces livres et ces ordinateurs autour de moi qui continuent mon histoire, c’est un rêve c’est comme un rêve je suis seul enfermé dans mon esprit, les images d’un clip me reviennent en tête,
Sans savoir pourquoi je commence à ouvrir chaque livre et j’en déchire chaque page, après tout c’est ma mémoire, je fais ce que je veux avec et elle ne peut être détruite que par le feu, une page déchiré ce ne sont que des fragments à rassembler…

Je commence à démonter chaque ordinateur, retourner tout les tiroirs, renverser les poubelles et mettre au sol tout ce qu’il y a sur les bureaux, je démonte aussi mon lit en envoyant valser les différents éléments ce qui brise le miroir, mon reflet devenant aussi fragmenté et écorché que mon âme.

Je me dirige vers la salle de bain prenant autant de souffrance et de noirceur avec moi que ce que mon corps peut endurer

Sous la douche, laissant peu à peu s’écouler mes sentiments dans l’évacuation je commence peu à peu à retirer du poids de mes épaules, mais je n’étais pas seul. On me dit de sortir de la douche mais c’est impossible je suis encore trop souillé je ne peux et ne veux pas sauf que l’eau s’arrête de couler et je reste planté là, leur ordonnant en vain de me rendre mon espace, mon chez moi.

Puis je me réveille au sol, incapable de marcher dans un couloir ou les gens s’entassent devant une porte ou je peux y apercevoir deux infirmiers.

Ne sachant plus qui j’étais ni ou j’étais ni quand on était, incapable de savoir ou était ma chambre je dormais dans le couloir, à côté du radiateur et de sa chaleur réconfortante

J’ai mit du temps pour retrouver mon chemin dans le palais des glaces de ma mémoire mais chaque chose en son temps j’ai d’abord réapprit à parler et à marcher, puis je suis resté enfant quelque mois avant de retrouver peu à peu les pièces du puzzle.

Perdu et paniqué, appelant à l’aide, j’ai importuné beaucoup de monde qui ne pouvait pas m’aider, ne pouvait pas comprendre où j’étais perdu.

Aujourd’hui je m’accroche très fortement au fil d’Ariane aillant peur qu’il se brise à nouveau ou que je finisse par le lâcher

Heureusement je ne suis plus seul et si je le perds je n’aurais qu’à me laisser guider par la voix de mes amis, Sylvaine, Ambre, Patricia, Clarisse et Sandra pour ne citer qu’eux.

J’ai appris que le temps n’était pas cassé mais que c’était l’alimentation des horloges qui faisait défaut, en rentrant chez moi je suis redevenu l’espace de quelque temps l’informaticien et l’électricien et j’ai réalisé une grosse maintenance de tout le réseau et depuis aucune panne critique à déclarer, ni de moi ni de l’équipement .

Dissociation, régression l’un l’autre, peut-être les deux, je ne sais pas .

Peut-être avais-juste besoin d’aller à l’intérieur de mon esprit car l’extérieur n’était que souffrance …

Le doute perpétuel de l’Autitiste

L’autiste doute !
Il ne doute pas de tout comme Descartes mais il doute…

Ce doute se porte sur les choses simples de la vie courante, un doute permanent à ne pas savoir si maman joue ou est en colère, si la fille seule sur le banc veut rester seule ou bien parler.

Il doute aussi du bien fondé de son existence, de son droit d’exister, rejeté par tous, il doute d’être né sur la bonne planète.

L’autiste doute d’être capable de finir ce projet dans le temps imposé, donc travaille la nuit, doute d’être à l’heure a son rendez vous, donc arrive une heure avant.

L’autiste évolue dans un chaos constant, un brouhaha de signaux contradictoires, les gens s’énervent quand il cherche à faire plaisir et se fait accuser d’égoïsme quand il ne fait rien.

« Vas y souris ! Moins que ça, tu fais la grimace… Rho mais non maintenant tu fais la gueule ! »

L’autiste doute donc il pose des questions, un coup jaune, un coup bleu, un coup vert, personne ne semble capable de lui donner d’explications fiables et stable dans le temps; au mieux on lui répondra :

« Ben tu sais, ça dépend … »

« Cela dépend, ça dépend, ça dépend » se dit l’autiste un peu hébété se demandant de quoi cela dépend ?

Donc ils prend des notes, observe mais apprend que le « ça dépend » dépend lui aussi de la personne, chaque humain suit sa propre règle.

Sans la capacité de comprendre les micro expressions, l’autiste n’a aucune manière de savoir si il fait bien ou pas.
« Pour chaque personne, s’adapter il doit ! » disait maître Yaudiste, sauf que pour s’adapter il faut savoir si ce que l’on fait est correcte ou non.

L’autiste peut donc avoir eu une conversation de deux heures, trente six minutes et vingt quatre secondes sur la mue des Aptenodytes forsteri et donc être très content avant qu’un
« Putain, vas y tu me soûles avec tes pingouins de merde, va bouffer un Kinder et fais pas chier » ne vient interjeter l’autiste qui ne tardera pas a pleurer et souiller son pantalon avant de se faire insulter de « baltringue de merde »

Donc l’autiste se met a douter. Est-ce une bonne idée d’aller parler a des gens, puis de quoi parler, il s’entraînera donc encore et encore a parler de sujets variés qui sont censés plaire aux gens.

Sauf que l’autiste s’ennuie a parler stock options et football, il doute de trouver un jour quelqu’un avec qui parler de mouche drosophile, de manchot ou de l’histoire de l’Arménie.

L’autiste continuera à douter toute sa vie de comment se comporter avec les gens, il doutera du fait qu’il soit débile, tantôt y croyant car il se sera trompé d’un chiffre dans un calcule de quinze pages et tantôt, aillant confiance en lui après la résolution d’un problème arithmétique vieux de dis ans.

L’autiste pourra même douter de son prénom tellement on lui aura donné de sobriquet durant sa vie:
Jimmy Neutron, Forest Gump, Debile, Le Cassos, Einstein, l’attardé, Darwin etc …

« L’autiste a il une identité propre ? » Commence-t-il a se demander, il doute, peut être n’est il qu’un autiste, une erreur, quelque chose qui ne devrait pas exister.

Doit il mettre fin à ses jours ? Parfois c’est malheureusement a ce moment là que l’autiste decide de ne plus douter